Yusuf Sevinçli

Du 11 janvier au 5 mars 2017, Le Château d’Eau présente la série «Dérive» du jeune photographe turc Yusuf Sevinçli dont la pratique photographique quasi compulsive de la vie quotidienne est le moyen pour lui de rester connecté aux êtres et aux choses.

Avec une écriture très personnelle, s’inscrivant dans le champ de l’image contemporaine, il développe une approche intuitive de son environnement, de ses angoisses et de ses questionnements au quotidien. C’est son commentaire sur la vie et sur la manière dont il voit et perçoit le monde qui l’entoure.
Ses images en N/B au contraste élevé, au grain épais et à la surface souvent griffée, proposent ainsi une vision subjective et ressentie du monde.

Exposition en partenariat avec les Filles du Calvaire – Paris

Je considère simplement la photographie comme un moyen de communication. Quand je dis cela, je ne me réfère pas seulement aux spectateurs de mon travail mais aussi à moi, en tant que photographe, pour communiquer avec moi et avec le monde autour de moi. Sans la photographie, je serais muet.
Je vois, et je presse le bouton de mon appareil pour prendre une photographie, et c’est mon commentaire sur la vie, mon commentaire sur comment je vois, et comment je perçois, les choses autour de moi. C’est ma réponse à mon environnement social, mon entourage, ma réponse à ce qui m’affecte.
Un pont entre la vie et moi. Comme un instinct, venant du plus profond de moi-même.
En tant qu’individu, c’est que je dis au monde, c’est la question que je lui adresse. C’est une façon simple et directe d’être au plus près de moi, de qui je suis, de ce qui m’intéresse, de ce que je désire et de ce que je crains, de ma vulnérabilité.
Yusuf Sevinçli

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Présentation du livre « Walking » aux éditions Filigranes
Photographies de Yusuf Sevinçli et texte de Natacha Wolinski
Présentation éditeur : Yusuf Sevincli reconduit la figure erratique du photographe marcheur, arpentant les villes et les trottoirs en quête de visages et de destins singuliers. Familier des territoires urbains, il a multiplié les rencontres au cour de son séjour à Vichy en mars dernier, poussant la porte des bars, des restaurants, des associations, mais aussi des appartements et des maisons, prenant le temps de parler à chacun, créant un lien qui donne à chaque portrait une dimension intime.
→ Disponible à la vente au Château d’Eau