Série d’entretiens avec Max Armengaud

A l’occasion de son exposition au Château d’Eau du 20 janvier au 29 mars 2016, Max Armengaud commente les séries sur l’Opéra de Paris, le Vatican, l’Assemblée Nationale et le Rugby Club Toulonnais. L’historien et ami de Max Armengaud, Michel Enrici revient également sur la nature et la construction de l’œuvre du photographe.

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Site web de Max Armengaud

Wonderpools Yohann Gozard

Série d’entretiens avec l’artiste Yohann Gozard

Série d’entretiens vidéo de Yohann Gozard réalisés avec Dominique Roux au Château d’Eau à l’occasion de l’exposition « le paradoxe de la nuit noire »du 9 septembre au 1er novembre 2015.

→ Yohann Gozard, un parcours d’artiste 6:58
Mon travail a beaucoup évolué depuis mes débuts vers 2006, à commencer par ma relation à mon propre travail photographique. Ce qui m’intéressait plus que les choses photographiées, finalement c’était le temps passé, le travail très lent de la pause, laisser reposer les images, la reprise des images comme un écrivain corrige un manuscrit.

→ Le paradoxe de la nuit noire, pour l’artiste Yohann Gozard 7:26
Le paradoxe de la nuit noire s’impose comme une évidence dans des images lumineuses et pourtant prises de nuit. Si incroyable qu’un grand soin est apporté à noter le jour, le mois, l’heure, le temps de pose autant d’éléments qui composent les légendes de Yohann Gozard. Ce paradoxe est bien connu des scientifiques et il s’est imposé à moi également, connu sous le nom de paradoxe d’Olbers qui interroge directement le photographe dans sa perception de la lumière… La lumière est comme un fluide, qui peut s’écouler, et s’apprécier y compris au compte-goutte dans le noir total de la nuit, total au moins pour nos yeux…

→ Yohann Gozard explique sa série Lumiere Noire 6:19
Ici, on est obligés d’aller deviner pour accéder au moindre détail… Utilisant le procédé de tirage Digigraphie au jet d’encre pigmentaire qui permet de ne pas « boucher » les noirs et un papier à fibre non couchée pour des noirs intenses et des ombres non « bouchées ». C’était important qu’on puisse tout devenir, de partir du quasi effacement de l’image, des limites d’impression.

→ Yohann Gozard commente sa série Wonderpools 12:49
Pourquoi le motif de la piscine, verticale en plastique, loin des traditionnelles eaux bleues turquoise…? C’est un peu le fruit du hasard, au départ une rencontre incongrue d’une piscine sur un camion qui voyageait dans le désert. Ces images parle d’une double errance de ma part, dans le réel en voiture et sur internet, du rapport à la sculpture aussi, d’une approche formelle également qui traverse mon rapport à la nuit…

→ Yohann Gozard commente une image de la série Lumière noire 3:21

Lumière Noire de Yohann Gozard

“Sans titre” (16.09.2014 – 01h25 / 01h29) Yohann Gozard


Une image qui fait la synthèse de la série, c’est une image presque blanche et pourtant prise en pleine nuit, une image qui parle de peinture, elle va loin dans la citation de la peinture hollandaise qui m’inspire beaucoup. La lumière qui vient de gauche c’est le port de Rotterdam, et sa gigantesque machinerie et à droite on devine l’embouchure du Rhin, réunis dans une image incroyablement douce…

Voir les vidéos sur Youtube
→ En savoir plus sur l’exposition « Le paradoxe de la nuit noire » au Château d’Eau

Vidéo Philippe Dollo, Prague, le deuil inachevé

Philippe Dollo parle de son exposition « Prague, le deuil inachevé » au Château d’Eau du 9 septembre au 1er novembre 2015.

Nous sommes arrivés à Prague en janvier et pendant plusieurs semaines nous n’avons pas vu le soleil, neige, brume, brouillard, nuit…J’ai fait beaucoup de photos pendant cette période, qui fut aussi très propice pour s’imprégner de la culture tchèque. Cette exploration culturelle a influencé mes photos. Ce contraste entre l’hiver et un été très lumineux se retrouve dans l’exposition. L’acte photographique est un besoin vital, pratiquement de tous les jours, une écriture. Le but de l’exposition n’est pas de « montrer » Prague, mais plutôt d’inviter les gens à partir dans leur propre imaginaire de la ville, qu’ils puissent rêver dans ses images… Philippe Dollo

Philippe Dollo (1965) travaille en photographe indépendant depuis 1990. Au gré de ses voyages, il constitue des ensembles proposant une vision décalée et singulière des villes ou des pays dans lesquels il s’installe pour un temps souvent long. Ainsi l’histoire intime se glisse parfois dans le travail.
C’est le cas dans cette série « Prague ou le deuil inachevé » ou il confie son état d’âme aux images fugitives captées la nuit ou entre chien et loup. Sa photographie n’a d’autre vocation que de traduire un vécu sourd aux ors de cette cité. Si ce travail ne se construit pas comme une narration, le télescopage, les uns contre les autres, des éléments qui le constitue, décrit en filigrane une ville inattendue. Jean-Marc Lacabe

Philippe Dollo, né en 1965 à Paris. Il travaille comme photographe freelance depuis 1990. en 1997 il part à New York où il devient correspondant permanent pour Opale, la principale agence française de portrait d’auteur. Il continue ses photos de voyage en Europe, Inde, Afrique et aux USA. Il travaille alors sur un son projet sur « New York, la cité fragile ». En Janvier 2009 il s’installe à Prague avec sa famille. Depuis quelques années il vit à Madrid.

→ Page de l’exposition de Philippe Dollo au Château d’Eau du 9 septembre au 1er novembre