Gaël Bonnefon

 

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Vernissage le mercredi 11 Septembre 2019 – Grande Galerie

Guetteur d’apparitions, Gaël Bonnefon sait que l’attention qu’il porte au plus banal sera porteuse d’inouï. Gouverné par une vision tragique, il ne cesse de reformuler, d’augmenter, de recommencer un travail commencé il y a plus de dix ans qui explore les interstices, entre visible et invisible, là où la vie ordinaire révèle ses parts d’ombres. Elegy for the Mundane est un choix dans le corpus quotidiennement récolté par l’artiste. Tissant les fils d’une démarche questionnant tout autant le medium que le rapport au réel, il en révèle toute son intensité poétique.

Cette exposition fait écho au livre éponyme, réalisé par David Fourré aux Editions Lamaindonne. 

Disponible sur la Boutique en ligne

 

«Élégie du quotidien»

«C’est dans les interstices du quotidien, entre le visible et l’invisible, que mon travail photographique est né il y a dix ans. Gouverné par une vision tragique, je ne cesse depuis de le reformuler, l’augmenter, le recommencer.
La vie, avec ses parts d’ombres et ses éclats, se dérobe à mesure que mon regard avance, la photographie y est témoin de l’indicible.
Le monde offre un théâtre dans lequel mes proches prennent place et où la fiction se joue. Passant de visages à figures, de personnes à personnages, ils persistent face à l’intensité des lumières crépusculaires, tiennent droit devant des aubes vertigineuses.
La figure humaine laisse place progressivement à des paysages silencieux, évanescents, prêts à recevoir ce que nous avons perdu, ce que chacun porte en lui. L’ombre n’est plus un abîme vers lequel on se penche, elle devient un guide. Nous marchons à la recherche d’intensité et d’éblouissement.»
Gaël Bonnefon

 

Quelques propos sur le travail de Gaël Bonnefon.

Les images de Gaël Bonnefon tracent une sorte de documentaire personnel qui sillonne des situations inconscientes, des personnages en perdition, pour une fiction qui s’ancre dans son quotidien. About decline décrit un monde crépusculaire ; mais la nuit ne viendra jamais. Il ne s’agit pas d’une agonie, plutôt d’une éternelle lumière déclinante. Son jeu de clairs-obscurs et de flashs, ses ciels laiteux et ses couleurs saturées à bloc confèrent à ce travail une tragique étrangeté, abandon et parfois destruction. (Extrait, introduction à l’exposition About Decline au Château d’Eau en 2012)

 

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Interview de Gaël Bonnefon