Dossier pédagogique #46 – Yohann Gozard

Dossier Pédagogique Yohann Gozard

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Dossier pédagogique de Yohann Gozard destiné à la visite de l’exposition “Le paradoxe de la nuit noire”, retrouvez un cahier d’explications des fondamentaux de la photographie et d’exercices ludiques pour s’approprier l’exposition avec un jeune public ou des scolaires.

Yohann Gozard est un jeune photographe né en 1977, il vit à Toulouse et travaille sur ce qui d’habitude n’intéresse personne : la périphérie des villes, celle que certains appellent la France moche. C’est là que se concentrent les zones commerciales et pavillonnaires, tout ça dans une inorganisation absolue. Ces images sont troublantes et fascinantes. Prises de nuit avec des temps de pose très longs (jusqu’à 30 et 40 minutes).
Yohann Gozard travaille sur les limites de la ville mais aussi sur les limites techniques de la photographie. Il est nécessaire d’approcher ces images et de leur consacrer le temps nécessaire à leur décryptage d’une part, et à la progressive découverte de leurs moindres détails : le reflet impossible d’un arbre, une lumière qui ne peut exister, la trace laissée par la trajectoire des étoiles…
Yohann Gozard passe des nuits entières sur ces sites, à la limite de l’épuisement, de la solitude… souvent perché sur l’escabeau qui explique le point de vue légèrement surélevé sur le paysage. Le paysage est presque toujours distribué de la même façon, la ligne d’horizon située à la hauteur exacte qui permettra la force et l’harmonie de la composition. Tant d’exigences font de ces photographies des merveilles de rigueur et de poésie.

J’ai choisi de réaliser un échantillonnage de prises de vues issues de très long temps de pose réalisées en un même lieu, pendant différentes périodes du jour et de la nuit. La nuit dématérialise l’horizon et permet un travail de composition où seul quelques bâtiments, pylônes ou clôtures suffisent à circonscrire le cadre de mes images. Les éclairages nocturnes bouleversent radicalement la perception de l’espace et confectionnent de petits “îlot” de lumière(…). Si besoin, je réalise in-situ un travail minutieux sur la lumière en circulant dans l’image pour “déboucher” les ombres grâce à des éclairages de toute sortes.
Le laps de temps vécu pendant le long déroulement des prises de vue se condense dans une seule image recomposée parfois à partir de plusieurs prises de vues et baignant dans une lumière improbable, aux antipodes de l’instant…

Au sommaire :

    Photographier la nuit
    De l’argentique au numérique
    La composition
    La couleur
    Une inquiétante étrangeté