Étonnantes affinités au Couvent des Jacobins

L’exposition Étonnantes affinités dans la collection du Château d’Eau
14 mars au 7 juin 2015

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La vocation première du Château d’Eau est de présenter des expositions d’auteurs interrogeant le langage photographique et enrichissant son vocabulaire. Mais cette institution est également riche d’une collection initiée dès les années soixante-dix par Jean Dieuzaide, son fondateur, et qui comporte aujourd’hui près de 4000 tirages. La dynamique d’une collection vivante, contemporaine réside dans son développement, en temps réel, par l’exercice délicat de captation de nouvelles pertinences, reflétant la démarche programmatique du lieu. Aux côtés de grands classiques comme André Kertész, Auguste Sander ou Willy Ronis, et d’auteurs à l’écriture photographique désormais admise comme Bernard Plossu, Ralph Gibson, John Batho, se trouvent de jeunes talents émergents dont le Château d’Eau a soutenu la démarche.

L’exposition ÉTONNANTES AFFINITÉS est un choix dans cette collection mettant en écho les différentes générations et approches stylistiques et soulignant la force de la poésie visuelle de chacun des auteurs. Malgré les démarches en ruptures avec le passé, l’évolution technologique, le passage à la couleur, l’élargissement de la taille des images, ou la différence de protocoles lors de la prise de vue, des rapprochements s’observent sans pour autant nier l’apport à l’art des nouvelles générations.
Ces correspondances entre époques se doublent de parentés intimes ou d’affinités de sens, dans une oscillation entre la photographie comme document et la photographie comme médium. Qu’elle soit de prime abord dans le champ de l’art empruntant au style documentaire, ou une photographie en tant que document, trace, mémoire s’élevant au rang d’œuvre, l’attraction photographique capte doublement notre regard par sa beauté formelle et le questionnement qu’elle suscite sur le monde.
Les étonnantes affinités interrogent ce que nous percevons et pensons comme de l’art au fil du temps et de l’histoire. D’August Sander à Charles Fréger, de Robert Doisneau à Mohamed Bourouissa, de Pierre Molinier à Dorothée Smith, de Willy Ronis à Carla Van de Puttelaar, de Jerry Ueslmann à Corinne Mercadier, la technicité photographique s’entrecroise avec la construction de l’œuvre d’art.
Exposer une collection, penser, associer, confronter, est irrémédiablement provisoire, changeant car les œuvres nouvelles nous bousculent, élargissent notre subjectivité, offrent une exploration sans cesse renouvelable. La collection du Château d’Eau emprunte au devoir d’inventaire, sans s’y conformer totalement, conjuguant le travail de sens critique au plaisir de la découverte, à l’étonnement du regard.

A propos du Château d’Eau

En avril 1974, à l’initiative de Jean Dieuzaide et grâce à la compréhension de Pierre Baudis, Maire de la Ville à l’époque, la Galerie Municipale du Château d’Eau ouvre ses portes à la photographie avec une exposition des oeuvres de Robert Doisneau.
Voilà quarante ans que ce lieu est consacré à la promotion de cet art. C’est ainsi que « Le Château d’Eau » est la plus ancienne institution de ce type en France.
Installée donc en bordure de Garonne, ce bâtiment de la qualité des grandes constructions comme Saint Sernin, et les Jacobins, la Cathédrale Sainte Cécile ou le Palais de la Berbie à Albi, est aujourd’hui une superbe friche industrielle réhabilitée, «inscrite sur la liste supplémentaire des monuments historiques ».

Depuis sa création, le Château d’Eau a présenté plus de 500 expositions monographiques ou thématiques pour lesquelles 340 catalogues ont été édités.

Une programmation à la fois ambitieuse et équilibrée, qui fait place à des travaux émergents, comme à des œuvres plus classiques. Elle comprend ainsi des artistes parmi les plus grands noms de l’histoire de la photographie : Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Edward Weston, William Klein, Walker Evans, comme des auteurs de la création actuelle tel que Chema Madoz, Marcos Lopez, Clara Gutsche, Charles Fréger , Elena Brotherus ou Gilbert Fastenaekens.
Répartie en six périodes sur l’année, la programmation présente pour chacune d’elle une à deux expositions monographiques ou thématiques, prolongées par une publication.
Un Centre de Documentation riche de 15 000 ouvrages présentant la photographie sous tous ses aspects et à toutes les époques de son histoire. Ouvrages monographiques et thématiques, périodiques et dossiers sont au service de vos recherches et accompagnent votre plaisir de la découverte.
Un service des publics qui propose visites guidées et accueils pédagogiques toute l’année.
Hors les murs, Le Château d’Eau abrite une collection d’œuvres et propose des expositions itinérantes.

Le Château d’Eau revendique la fertilité de la photographie et poursuit une politique offrant au public les moyens d’appréhender la lecture des codes photographiques et de former son propre jugement face aux œuvres.

Le Couvent des Jacobins Entrée rue Lakanal, 31000 Toulouse

Un lieu patrimonial
Le couvent des Jacobins est l’un des édifices les plus originaux de la ville. Maison-mère de l’Ordre des Dominicains, fondé pour lutter contre le catharisme, il fascine par son architecture, ample et lumineuse, caractéristique du gothique méridional. A l’intérieur le célèbre « palmier » des Jacobins et ses 22 nervures soutiennent le chœur de l’église. Siège de l’université de Toulouse, il abrite les reliques de Saint-Thomas d’Aquin. L’édifice restauré a retrouvé sa splendeur d’antan, les vitraux modernes diffusent une lumière variant au fil des saisons.
Le superbe cloître accueille différents évènements culturels tout au long de l’année : des concerts, des festivals dans le cloitre et des expositions dans l’ancien réfectoire du couvent.

Un peu d’histoire
Toulouse est le berceau de l’ordre des Frères prêcheurs, créé en 1215 par Saint Dominique.
Entre 1230 et 1385, les dominicains bâtissent l’ensemble conventuel des Jacobins. Il est intéressant de noter que grâce à sa grande popularité, le couvent dominicain de la rue Saint-Jacques à Paris a donné son nom, » Jacobins « , à tous les couvents dominicains de France.
L’ensemble conventuel s’agrandit au cours des siècles suivants avec la construction, au nord de l’église, du cloître, du réfectoire, de la salle capitulaire et de la chapelle Saint-Antonin.
Dans cette construction totalement réalisée en briques, le contraste est spectaculaire entre l’aspect massif, voire austère de l’extérieur et l’extraordinaire légèreté de l’architecture intérieure. Ainsi, une double nef est séparée par d’immenses colonnes, d’où jaillissent des voûtes d’ogives en étoile qui se terminent par le rayonnement des nervures du gigantesque et célèbre » palmier des Jacobins « .
A cette architecture d’avant-garde s’ajoutent des couleurs chatoyantes, habilement réparties pour faire vibrer l’édifice sans nuire au rigoureux agencement des volumes et des surfaces.

Extrait de cultures.toulouse.fr

Infos pratiques
Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00
Accès par le Couvent des Jacobins : rue Lakanal

Entrée : 7 € / plein tarif, 4 € / tarif réduit
¬ Gratuit moins de 18 ans et détenteur de l’adhésion 2015 du Château d’Eau ou de la carte Pass Château d’Eau
¬ Tarif réduit aux détenteurs du billet du jour du Château d’Eau / Carte Toulouse Culture / Etudiants / Carte du COSAT (CE mairie Toulouse et Toulouse métropole)
¬ Les détenteurs d’un billet du jour des Jacobins ont le tarif réduit au Château d’Eau

¬Quoi de neuf sous le palmier des Jacobins ?
Entrée libre Étonnantes affinités les 4 au 5 juin de 10h à minuit et les 6 et 7 juin de 10h à 18h

Visites guidées de l’exposition

Visite commentée (Groupes et scolaires) : 25€
¬ Réglable dans la salle d’exposition

Des visites guidées gratuites pour les particuliers sont proposées :
¬ Le mercredi de 13h30 à 15h
¬ Le jeudi en semaine paire de 12h30 à 13h30
¬ Le samedi entre 15h et 16h30

Réservation au 05 61 77 09 40 ou chateaudeau@galeriechateaudeau.org