Dossier pédagogique #43 – George Georgiou

Dossier pédagogique George Georgiou autour de l’exposition “Last Stop” un itinéraire photographique à travers Londres en bus pour rendre compte de sa diversité sociale et culturelle.

Last Stop - George Georgiou
Last Stop – George Georgiou

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En 2008, après avoir passé les neuf dernières années en Europe de l’Est et en Turquie, George Georgiou retourne à Londres. Surpris par la rapidité avec laquelle la ville s’est transformée, il réalise la série Last Stop. Pendant cinq ans il parcourt la ville et photographie depuis les fenêtres des bus à deux étages.
Il adopte donc deux points de vue afin de décrypter cet environnement urbain.
Au niveau inférieur du bus, il saisit les gens à la manière de la photographie de rue tandis que placé au niveau supérieur il se distancie afin de percevoir les différentes strates de la ville.
Par cette distance, il se rend invisible à la manière des caméras qui traquent nos mouvements.
A travers ses déambulations et sa redécouverte de sa ville d’origine, l’œuvre de George Georgiou se pose comme une topographie de Londres et de son quotidien.

La photographie de rue ( Street Photography en anglais) est un courant en photographique dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans des situations spontanées et dans des lieux publics, comme la rue, les parcs, les grands magasins ou les manifestations.

Le cosmopolitisme est le mélange de plusieurs identités et le sentiment d’être un citoyen du monde au-delà des nations. George Gorgiou photographie différentes parties de la ville afin de rendre compte de son multiculturalisme. Sur un même territoire, une ville, différents espaces sont occupés, différents univers cohabitent.

L’image est la captation d’un instant, elle nous raconte une histoire, elle fait appel à notre imaginaire afin de révéler sa propre narration. Les bords d’un cadre délimitent un champ et par défaut laissent hors champ le reste des informations visuelles. En photographie, le hors champ reste hypothétique alors que le montage cinématographique le rend plus sensible par sa forme narrative. Le cinéma d’une certaine manière impose sa narrativité, la photographie nous laisse nous interroger.