Jeunes photographes russes

20 octobre – 5 décembre 2010
Des espoirs indicibles
Alexandre Gronsky, Ivan Mikhailov, Natacha Pavlovskaya, Tim Parchikov

Durant la première moitié du XXème siècle, la photographie russe a connu un essor incroyable, marqué par le mouvement constructiviste. Des artistes tels qu’Alexandre Rodtchenko, Arkadi Chaïkhet ou Boris Ignatovitch ont été les grands représentants de cet élan artistique activement soutenu par le pouvoir soviétique qui y voyait une arme puissante de propagande nécessaire dans un pays dont 70% de la population était analphabète.
Après la seconde guerre mondiale, la photographie a été rabaissée au rang de servante de la machine idéologique : le reportage photographique est remplacé par la mise en scène, la photographie artistique est bannie, ainsi que son enseignement et les photographes dissidents du régime sont pourchassés. Ce n’est que dans les années 90, en grande partie grâce à l’organisation de la Photobiennale internationale de Moscou et à l’activité du premier musée d’État de la photographie – La Maison de la Photographie de Moscou – que l’art photographique
a trouvé de nouveau sa place en Russie. Depuis l’an 2000, la photographie voit arriver une nouvelle génération d’artistes qui construit son propre univers artistique en toute indépendance et dont l’œuvre est en quelque sorte le miroir des changements survenus en Russie après le démembrement de l’Union Soviétique en 1991.
Dans un climat socio-politique qui oscille entre nostalgie d’un passé révolu et avenir incertain, ces jeunes artistes posent un regard sans concession sur la Russie contemporaine. De leurs images qui tentent de montrer la réalité d’aujourd’hui, des espoirs indicibles sourdent et trahissent un certain mal-être.

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