Fred Herzog/Willy Ronis

17 décembre 2008 – 1er février 2009
« Vancouver » & « Paris – couleur »


Le Château d’Eau présente du 17 décembre 2008 au 1er février 2009, la vision de deux photographes qui firent oeuvre de précurseurs en travaillant dès 1955 avec des pellicules couleur: un véritable dialogue en quadrichromie entre le Paris du français Willy Ronis et le Vancouver du canadien Fred Herzog.

Fred Herzog (Grande Galerie)
C’est un véritable plaisir pour le Château d’Eau de contribuer après le Centre Culturel Canadien à la reconnaissance européenne du travail remarquable de Fred Herzog. La série « Vancouver» réunit une sélection d’images tirées du corpus photographique consacré à la ville canadienne d’adoption de Fred Herzog, où il réside depuis 1953.
S’inscrivant dans la tradition de la photographie documentaire, le travail de Fred Herzog, découvert au Canada à la fin des années 60 seulement, a provoqué à l’époque la surprise avec l’utilisation rare et audacieuse des couleus vives. L’approche en couleur tous les aspects de Vancouver a contribué à la puissance visuelle de cette oeuvre considérable.
Dans la lignée de Walker Evans, Fred Herzog a passé plus de 50 ans a construire ce travail en déambulant dans les rues de Vancouver, son appareil à la main, posant son regard sur les gens, les lumières, l’architecture, les projets d’expansion mais aussi sur les zones en marge des splendeurs du centre ville: terrains abandonnés, friperies, gargotes, foule de gens dans le quartier chinois etc…
«Une sensibilité qui se situe à la fois en dedans et en dehors de l’espace psychique de la ville – ces images présentent la ville comme un site de tradition et de changement, de collection et de dispersion, de production, de dépense, et d’aliénation» (Grant Arnold)

Willy Ronis (Sous sol de la Grande Galerie)
Connu pour avoir consacré son oeuvre aux images prises sur le vif et en noir et blanc, Willy Ronis un des plus éminents représentants de la photographie humaniste a cependant photographié en couleur sa ville, Paris. L’usage de la couleur n’a pas généré pour lui une manière différente de traiter les sujets abordés. Dès ses premières images, son centre d’intérêt fut la personne humaine dans ses comportements les plus communs. Cependant ses images révèlent un regard attentif à l’harmonie colorée.
Il continue de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’oeil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les “débris et trésors” poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.
Les décors sont les mêmes, jamais vides, propres à la rêverie des amoureux et des passants : rues, quais, ponts, fontaines, escaliers, terrasses, grands magasins, monuments, ligne des toits…
La couleur est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière.
(Les tirages de Willy Ronis ont été réalisés sur un support BERGGER)

L’inauguration de ces expositions aura lieu le mercredi 17 décembre 2008 à 18h.