Manuel Vilariño

La Galerie Municipale du Château d’eau présente l’oeuvre du photographe espagnol Manuel Vilarino, du 5 septembre au 15 Octobre 2001, dans la Grande Galerie. A l’instar du travail de bon nombre de photographes espagnols, celui de M.Vilarino est très marqué par l’esprit surréaliste et la présence de la mort. Il s’agit pour lui de créer des troubles visuels en mettant en relation des objets du réel sans rapport rationnel évident pour créer ce que André Breton nommait la « magique circonstancielle ». Manuel Vilarino photographie le plus souvent des animaux morts figés par la taxidermie et qu’il installe et confronte dans des cadrages très rigoureux avec des outils empruntés à l’univers artisanal. Dans d’autres séries ce sont des crânes, des squelettes humains, des écorchés qu’il associe avec des objets plus ou moins contondants. Il se dégage de l’ensemble de ce travail pour le moins singulier, une poétique ou la notion de « nature morte » prend un sens très cérébral et où formes, lignes et matières entretiennent un dialogue d’une inquiétante étrangeté et fait apparaître de troublantes ressemblances avec le minéral et le végétal. Photographe né en 1952 en Galice, Manuel Vilarino construit une oeuvre d’un pouvoir créatif très puissant au sein d’une culture proprement espagnole.