Claude Simon

En même temps qu’il s’inscrit à l’Académie André Lothe” pour suivre des cours de peinture, la photographie s’impose à lui comme un art autonome, dont il entend explorer les possibilités, irréductibles à la captation de l’éphémère. Le tirage notamment qu’il pratique lui-même, lui révèle qu’une image vaut aussi par ses qualités plastiques. “Si sur bien des points, on peut établir un parallèle entre les différents arts et la photographie celle-ci possède un étrange pouvoir qui ne cesse de m’émerveiller : c’est celui de fixer, de mémoriser ce que notre mémoire elle-même est incapable de retenir”. Cet homme qui s’émerveille ainsi de l’art photographique, c’est Claude SIMON. En noir et blanc de 1937 à 1962, en couleur ensuite, va ainsi se construire une &#339
uvre où chaque image affirme une présence singulière et tient par l’équilibre de ses lignes de force, la combinaison de ses harmonies. A partir de 1940, le photographe se tourne vers un autre moyen d’expression : l’écriture. Son premier roman “Le Tricheur” en 1947, sera suivi de 17 nouveaux livres. II est entre autre l’auteur du “Vent”, de “La Route des Flandres”, et est l’un des principaux représentants du nouveau roman. Cet écrivain et photographe a obtenu le Prix Nobel de littérature en 1985. L’oeuvre photographique que nous propose Claude Simon aujourd’hui, est une découverte dont la paternité revient au Château d’Eau : un choix de 140 images en noir et blanc, sans thème spécifique : des gitans, des nus, des portraits, des graffiti, des scènes de rue et des paysages essentiellement de la région de Perpignan. Claude Simon commente son expérience dans un texte inédit préfacé par Denis Roche, dans l’ouvrage intitulé “PHOTOGRAPHIES”, publié par les Éditions Adrien Maeght en vente dans la galerie. ”

Voir aussi : Claude Simon au Centre Pompidou