Grand Prix Kodak 1990

De présenter le quatrième Grand Prix Kodak de la Jeune Photo-graphie Européenne de 1990, est l’occasion pour le Château d’Eau de pouvoir, avec conscience, rendre hommage à la plus ancienne manufacture mondiale de produits et matériels photographiques. Nous avons été suffisamment réprobateurs à son égard ,jusqu’à ces dernières années, à la suite de graves malentendus à propos de la logique photographique” pour aujourd’hui, sciemment, changer de ton et féliciter les nouveaux responsables sur leur conception et leur approche culturelle, apparemment raisonnables. Nous découvrions, aux Rencontres d’Arles en 1987, un homme, aux yeux à la fois bons, vifs, intelligents, humains, fermes comme son “shake-hand”, sachant apprécier,et cela compte pour nous gens du Midi.le climat, la beauté et la douceur de la Provence. Vous l’avez deviné, il s’agit de Monsieur Ray Demoulin, Général Manager de la Division Professionnelle de la Société Eastman Kodak. Son nom à consonance française, remonte à l’épopée Lafayette, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire. Monsieur Demoulin était venu avec son aéropage parisien. Monsieur Hanz, responsable toulousain Kodak, ami du Château d’Eau était là aussi bien sûr, sachant lui mieux que quiconque, combien serait appréciée, de notre part, cette rencontre au sommet, et elle le fut. Il convient donc d’encourager de notre mieux, la nouvelle poli-tique culturelle Kodak dans la mesure où elle sert l’art et la photo-graphie, tels que nous les concevons et sont dits clairement, depuis 22 ans en Arles et 17 ans à Toulouse… Paris depuis 11 ans seulement !!! Afin de personnaliser de façon concrète et différente son partenariat avec les Rencontres d’Arles, Kodak, parmi de nombreuses initiatives heureuses, a conçu et organisé le “Grand Prix Européen de la Photographie” que nous avons choisi de vous montrer. Ce Grand Prix, rejoignant l’esprit qui nous anime depuis le premier jour, est destiné à faire découvrir et à lancer les jeunes talents de la photographie professionnelle en Europe. Dans 16 pays européens, 15 lauréats (photographes professionnels de moins de 35 ans ou élèves d’écoles de photographie en dernière année) sont sélectionnés pour participer à ce concours. Le règlement laisse le champ libre à la créativité des participants et dans chaque pays, le jury est constitué de personnalités très diverses, toutes concernées par le monde de la photographie : grands photographes, directeurs de galeries, directeurs artistiques, ou critiques. Le résultat final permet de présenter un panorama de la photo-graphie européenne d’aujourd’hui dans sa recherche pure. Le bilan, assez en rapport avec les cultures d’identités nationales, est à la fois instructif et riche d’enseignement. Nous laisserons le soin à nos visiteurs de faire l’analyse de ces travaux en leur rappelant que sur une cimaise, ou ailleurs, une &#339
uvre appartient 50% à celui qui la regarde et 50% à son auteur. Dans cet ensemble, nous relevons la présence de Thierry Urbain pour la participation française. Il a aussi obtenu le “Prix de la Critique” institué depuis 14 ans et qui se situe dans la lignée des Batho, Tahara, Drahos, Peress, Atwood… Né en 196J dans les Vosges, il étudie aux Beaux-Arts de Nîmes et de St-Etienne. Nous lui adressons nos félicitations pour être ainsi deux fois remarqué. Devant la volonté qui paraît être la leur, oublions le passé et remercions “Monsieur Kodak”, toutes ses équipes et en particulier, celle de nos amis de Paris, d’aider à la découverte de jeunes talents et de tout ce qui touche “art et photographie” qui depuis s’en trouve mieux. Jean Dieuzaide ”
1991-03-06 17:02:00