François Le diascorn

1 au 28 février 1985
Le poète du reportage photographique

C’est ainsi que les photographies de François Le Diascorn surgissent à nos yeux. Moments qui ont échappé au tissu prévu et rationnel de la vie. Et même, souvent, à l’intérieur d’une image, se trouve comme une goutte de mystère, un regard obsédant ou objet insolite, qui fonctionne tel un noyau qui rayonne à travers tout le reste. Les autres formes en divergent, comme parcourues par la force qui émane de ce germe premier, énigmatique et fascinant. Croix, roues et nœuds, formes centrifuges ou éclatées, laissons le visiteur en découvrir les variations.
Mais, d’autres fois, c’est tout l’espace qui est baigné également de mystère. Champ poétique comme il est des champs magnétiques, maintenant gens et objets à distance les uns des autres, chacun retourné à son geste ou à sa situation la plus juste et tous harmonisés à l’ensemble. Instant suspendu, moment parfait d’équilibre qui vient prolonger, comme un point d’orgue infiniment présent, le déclic initial.

Jean-Claude LEMAGNY