Voilà
déjà longtemps que le photographe suédois
Anders Petersen s’est défait de la question du
reportage pour s’engager dans une démarche plus
libre et plus introspective. Photographier est pour lui une
manière de se frayer un chemin dans la vie, dans sa
vie.Cette exposition révèle l’univers
d’un homme qui cultive l’empathie pour les personnes
ordinaires ou abîmée par la vie, comme l’intelligence
de la rencontre.Elle met l’accent sur une écriture
photographique singulière qui s’affirmait dès
les premières images.
Deux
ensembles sont mis en correspondance : «Café
Lehmitz», travail emblématique réalisé
entre 1967 et 1970, et le dernier opus «City diary»
rassemblant des photographies prises dans différentes
villes d’Europe de 1984 à 2009. Pour Café
Lehmitz, la cinquantaine de vintages exposés, sera
accompagnée d'une projection inédites des 360
photographies que le jeune Anders avait punaisé sur
les murs du Café Lehmitz en 1970 pour une première
présentation adressée à tous ses amis
les habitués de l'établissement.
Anders
Petersen est représenté par Gungallery à
Stockholm et par La Galerie Vu' en France
Service
des publics
Nous
rappelons aux enseignants que des visites guidées accompagnées
de supports pédagogiques adaptés aux différentes
classes d’âge sont proposées aux scolaires.
Visites sur rendez-vous du lundi au vendredi. Réservation
: Dominique Roux : 05 61 77 09 42
Les visites sont aussi proposées sans réservation
le mercredi à 15h et à 17h.
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http://www.anderspetersen.se/
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J’aime regarder.
Je voudrais avoir le regard innocent d’un enfant
et voir le monde pour la première fois.
J’ai remarqué que je ressens de plus en plus le
désir d’être primitif, semblable à
un chien.
Quelqu’un qui photographierait ses expériences
et ses souvenirs
aux marges de l’identité, avant qu’ils ne
se compliquent.
Il faut comprendre qu’on trouve plus de vitamines créatives
en fouillant dans la terre
qu’en côtoyant les anges dans le ciel.
D’habitude je ne prends pas des photographies à
la recherche de la réalité.
La réalité est surévaluée et signifie
tant de choses merveilleuses
et contradictoires.
Mais à l’évidence, j’aime cette confusion.
C’est une sorte de plate-forme qui permet de se sentir
bien à l’intérieur
et j’ai remarqué
que ça aide, un peu,
d’être petit et timide.
La photographie ne traite jamais de la photographie,
mais parfois elle effleure votre réalité.
Je crois en ce que je ressens, et en l’illuminant
à travers soi, cela peut parfois être un moyen
de fixer la vie
avec autant de proximité qu’un autoportrait.
Jamais sans risque, absolument stimulant
Pour moi, il y a des rencontres qui ont de l’importance,
les images en ont moins.
Il suffit de trouver son propre équilibre, sans être
sentimental et sans disparaître lors de ces rencontres
et ces aventures amoureuses.
Il faut avoir un pied dans la situation,
mais garder l’autre au-dehors.
Alors je continue à poser les mêmes questions,
sans manières
en sachant qu’il y a plus de caché que de visible.
Toujours étonné par l’imprévisible
Anders Petersen / 2009
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