Sabine Delcour

14 mai au 28 juin 2009

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Sabine Delcour

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Le Château d’eau présente cinq séries de Sabine Delcour, artiste française  qui promène son regard photographique sur les paysages qu’elle traverse, du 13 mai au 28 juin 2009.
 
Depuis une quinzaine d’années, elle explore la notion de territoire par le biais de la photographie et du langage. Son appréhension du paysage qu’il soit urbain ou rural est empreint de mémoire, la mémoire de ses habitants. Elle tente de sortir du champ strict de l’observation et d’aller au-delà d’une représentation paysagère traditionnelle.  Au ras du sol, elle  pose  son regard et entre en contact avec la terre.
À travers plusieurs séries, elle a  mis en place un dispositif qui lui permet de faire l’expérience de l’autre, probablement sous l’influence du cinéma documentaire qui a alimenté son désir d’images, mais aussi parce que les histoires l’ont toujours fascinée. Aussi, elle collecte des récits glanés sur les lieux qu’elle photographie. Elle élabore des entretiens et des questionnaires qu’elle retranscrit et donne à lire ou à entendre, comme une multitude de voix. Elle établit des passerelles entre 
l’image et la parole, entre l’homme et son environnement, en traçant des trajectoires en dehors du cadre, en tissant un lien entre un territoire intime et un territoire paysager. Elle crée une sorte de voyage impossible qui n’est plus uniquement géographique, topographique ou social, mais qui se situe dans un interstice où s’établissent des flux et des correspondances. 

Au départ, elle investissait des espaces délimités et habités comme la ville d’Hérouville-Saint-Clair avec Les bâtisseurs, la campagne en Dordogne avec Langues de terre et la banlieue en Ile de France avec Transport réalisée en 1993. Cette dernière conçue comme un itinéraire à travers le département de la Seine Saint-Denis à l’aide d’anciens guides touristiques elle avait choisi des extraits décrivant des lieux puis allait les photographier. Chaque image portait en incrustation la description du site figuré. Le texte d’hier et l’image d’aujourd’hui s’imbriquaient pour révéler les effets du temps sur la vie et les lieux.
Avec la série Cheminements (2006/2007), Sabine Delcour en photographiant des sentiers de forêts, des chemins de campagnes, manipule les codes de la photographie de paysage et présente un cheminement dans l’image qui révèle au spectateur la puissance d’évocation du territoire, sa capacité à susciter un imaginaire qui renvoie autant à l’intime qu’à l’inconscient collectif.
Dans la série Litoral / delta de la Leyre (2007),  les chemins boueux des sous-bois et les sols marécageux de ce delta sont là encore des images anti-documentaires en rupture avec la netteté, la précision et le formalisme.

Le choix de présenter des images réalisées à la chambre 4x5 inches, laissant apparent les bords du négatif, dans un format à peine agrandit, fonctionne parfaitement dans la démonstration que c’est la vision d’auteur qui permet au spectateur de rentrer dans le paysage et non la dimension de l’image. L’œil du spectateur chemine dans l’image où se noue une complexe relation entre flou et net.

En collaboration avec le Conservatoire du Littoral de Rochefort et l'artothèque de Vitré
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vernissage en présence de l'artiste le 15 mai à 18h00

 

 

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 13.00 à 19.00 - fermé le lundi