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Renversements
de faits / Abstractions photographiques
Michel Campeau - Edgar Martins - Michael Wolf
- Pétur Thomsen
Le Château d’Eau présente du 8 décembre 2010
au 23 janvier 2011, le travail de quatre artistes internationaux dont
les visions subjectives et les imaginaires entretiennent méprises
et faux semblants. Leurs représentations de grattes-ciel, d'intérieurs
de laboratoires photo ou de paysages transformés par l'homme
sont autant de documents qui jouant sur la perception d'échelle
et les rendus de lumière nous entraînent vers une abstraction
qui rejoint le langage des formes géométriques.
Dans
le cadre de «Abstraction du nécessaire» en
partenariat avec
Espace Croix Baragnon & Centre
Culturel Bellegarde
Avec
les collaborations de :
La galerie particulière, Paris, La
galerie Mélanie Rio, Nantes, La
galerie Simon Blais, Québec, La
maison de la photographie de Lille |
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Michel
Campeau, « La chambre noire 2005-2009 »
Les travaux de Michel Campeau jalonnent les quatre dernières
décennies de la photographie contemporaine. Soucieux de les
inscrire dans une intériorité à contre-courant
des conventions du documentaire, ses oeuvres expérimentent
les dimensions subjectives, narratives et ontologiques de la photographie.
Dans la foulée du premier corpus sur les chambres noires,
il a amorcé un nouveau cycle de photographies qui l’a
conduit de la Havanne à Paris en passant par Toronto, Niamey,
Berlin, Mexico, Bruxelles. Dans chacune de ces villes, il a visité
différentes chambres noires, celles des artistes, des laboratoires
commerciaux, des agences de presse, des lieux d’enseignement,
des musées, des centres d’archives et des photogoclubs
amateurs. En portant son attention sur ce lieu emblématique
de la création visuelle du XXeme siècle, loin des
laboratoires aseptisés de l’industrie moderne, il souhaitait
concourir à l’inclusion des pratiques des nations parfois
excentrées et critiquer l’ethnocentrisme culturel qui
occulte la connaisance et l’interprétation de l’histoire
de la photographie.
©
Michel Campeau, Courtesy Galerie Simon Blais |
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Edgar
Martins, « La ligne volage »
Le travail d'Edgar Martins maintient un dialogue subtil avec les
traditions de la photographie topographique et architecturale tout
en employant des références cinématographiques,
picturales et sculpturales. Les paysages urbains sont les thèmes
privilégiés de l'imaginaire photographique d'Edgar
Martins. Ses images explorent les transformations radicales du territoire
et de l'espace naturel. Une cité industrielle, une autoroute
déserte, une plage nocturne, une piste d'aéroport
ou un horizon urbain se métamorphosent ainsi en scènes
abstraites où le temps semble suspendu. Ces images évoquent
un vide inquiétant. La vie est absente.
©
Edgard Martins |
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Pétur
Thomsen, «Paysage importé»
En 2003, la National Power Company d’Islande a engagé
un programme hydroélectrique à Kárahnjúkar
dans l’Est du pays. Le projet prévoit la construction
de trois barrages, dont un qui sera le plus grand d’Europe
et d’une centrale hydroélectrique. Les barrages entravent,
entre autres, la grande rivière glaciaire Jökulá
á Dal, créant ainsi le lac artificiel d’Hálslón
d’une superficie de 57 km2. Le lac artificiel et les constructions
ont dénaturé les plus beaux sites naturels européens.
Kárahnjúkar est non seulement le plus grand projet
de l’histoire islandaise, mais aussi le plus controversé.
Depuis le début du projet en 2003, il s’est régulièrement
rendu sur le chantier de construction pour prendre des photos et
montrer ainsi le visage moderne de l’Islande.
©
Pétur Thomsen |
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Michael
Wolf, «Architecture of Density »
Le travail de Michael Wolf défie la catégorisation.
Ce qui le distingue des autres est cette faculté à
trouver une valeur symbolique dans ces choses paraissant insignifiantes,
qui souvent sont à peine remarquées. Pa rtant de
cette perspective, il p a rvient à produire un travail
en rapport avec l’universalité la plus réelle
de la vie
urbaine et contemporaine. Dans sa série Architecture of
Density, il nous propose une vision de Hong Kong sous forme de
façades d’immeubles, cadrées sans référence
à leur environnement, créant ainsi un ensemble de
grilles presque abstraites.
©
Mikhael Wolf
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